L’Artisanat au Nord Vietnam

On n’est jamais abouti. Il y aura toujours quelque-chose à faire, une autre couleur à visiter.

Jean Reno


L’artisanat, au Vietnam du Nord, un patrimoine culturel qui mérite d’être mis en valeur.

La broderie est un art qui se transmet de mère en fille. les montagnardes fabriquent et vendent leurs réalisations au marché, où les différentes ethnies se rencontrent. La concurrence est très rude, parce que cette source de revenus est vitale pour elles. En général elles brodent sur du lin qu’elles teignent avec de l’indigo . Et d’ailleurs, leurs mains sont aussi bleues que leurs tissus.

Elles filent et tissent le chanvre dont elles tirent sans cesse des fils.

Et elles marient les couleurs comme jamais nous n’oserions le faire. Et même les tissus fluos dont elles se servent pour illuminer leurs grandes jupes, ne sont pas choquants. C’est gai, coloré à foison, et époustouflant de bon-goût.

Je suis admirative devant ces femmes courageuses et travailleuses qui cultivent, s’occupent de leur maison et enfants, brodent, cousent, tissent et filent…pendant que les hommes passent le plus clair de leur temps à boire…

Et tout cela avec le sourire, les rires qui fusent et un sens inné du commerce.

Elles méritent qu’on leur achète quelques petites merveilles, si jamais vous décidez de faire une virée (3000kms) dans le Vietnam du Nord. Un périple pas facile vu le mauvais état des routes continuellement en travaux ou inondées ou absentes…Mais vous serez récompensées par la grande beauté des habitants et des variétés indescriptibles des paysages harmonieux et si grandioses..

Mais là je m’éloigne, aujourd’hui on discute tissus et couleurs.

ROSE, comme les flamants des étangs.

Je vois les flamants et je pense aux ballets russes, à Nijinsky, à Noureev et au « Spectre de la Rose »

Ils ont une incroyable élégance avec leur long cou qui n’en finit pas de s’allonger et leurs grandes et graciles jambes. D’ailleurs ils sont encore plus impressionnants quand ils sont sur une seule patte, et qu’ils dorment debout, l’autre patte repliée et cachée sous leur aile.

Le rose de leur plumage est intensifié grâce à leur nourriture. Des algues et des  crevettes riches en carotène dont ils se délectent dans les étangs des Aresquiers ou de Vic la Gardiole.

Il n’y a pas que leur beauté ou leur coté gracieux qui sont attachants, mais aussi leur vie sociale bruyante. Ils sont très bavards et ne cessent de cancaner. Sur l’étang où une colonie a élu domicile, règne un tintamarre terrible, un brouhaha confus digne d’une place de marché un dimanche matin.

On se demande ce qu’ils peuvent bien se raconter des heures durant, à caqueter sans arrêt.

Il parait que chaque couple de flamants reconnaît son petit, grâce au bruit spécifique et unique du cri qu’il pousse. C’est pas merveilleux, ça?

Et dire qu’il fut un temps où ce bel échassier n’était pas regardé pour sa beauté, mais comme plat de banquet. A l’époque de Sénèque, les Romains festoyaient avec …la langue pulpeuse des petits flamants…Quelle horreur, comment pouvaient-ils apprécier un tel mets?

On va finir avec une note plus gaie en pensant aux Égyptiens, bien moins barbares à mon goût, qui utilisaient un flamant en hiéroglyphe pour signifier la couleur rose. C’est quand même plus poétique, non?

Et rose pour moi évoquerait plutôt la douceur, le calme, le jour qui se lève, et surtout l’élégance féminine avec du  » Pink Flamingo  » sur les ongles.

 


Les feux du soleil qui décline

Les soleils couchants revêtent les champs, les canaux, la ville entière, d’hyacinthe et d’or; le monde s’endort dans une chaude lumière.

                                                                    Charles Baudelaire dans les Fleurs du Mal

Moment éphémère que ces flamboiements du feu qui dispersent une lumière irréelle et apaisante.

Moment magique et précieux que l’on attend, car il ne dure qu’un laps de temps.

Les clichés ont été pris entre 17h et 17h30, le 23 novembre aux Aresquiers.